Deux lettres d’Auschwitz arrivées à Soissons, le 2 novembre 1943 : (Brief-Aktion)

 Aujourd’hui 26 octobre 2021, plus que d’ordinaire, en consultant des archives en salle de lecture du 17 rue Geoffroy l’Asnier (Paris IVe), j’ai beaucoup pensé à mon père qui aime tant pêcher sur la côte vendéenne. Savoir repérer des zones de prospection au large est la même prérogative qu’un chercheur dans un océan d’archives. Lorsque je sais où je peux enfin trouver une réponse à une question longtemps posée, je ressens une immense émotion, comme mon papa-pêcheur levant sa ligne avec au bout un bar lors d’une patiente traîne sur son petit voilier.

Un petit bon en arrière. 8 avril 2021.

Les éditions Tallandier publiaient un livre de Karen Taïeb rendant compte à nouveau de son infatigable et admirable travail avec son équipe en tant que responsable des archives du Mémorial de la Shoah : Je vous écris d’Auschwitz : les lettres retrouvées.  Il fait écho, par sa thématique sur les correspondances des victimes prises dans la nasse de la Shoah en France, à son autre ouvrage publié neuf ans plus tôt : Je vous écris du Vél’ d’Hiv : les lettres retrouvées. Retrouver des lettres, c’est reconvoquer le passé.

Reculons encore un peu dans le temps. 2018.

Un fonds d’archives du Service Historique de la Défense à Vincennes fut mis à jour grâce à Dominique Hieblot, archiviste de la division des victimes des conflits contemporains. Il reconstitua une collection éparpillée dans divers dossiers individuels et rassembla plus de 5000 courriers écrits entre septembre 1942 et juillet 1944 par 2889 auteurs identifiés (seulement 327 femmes), tous des détenus juifs déportés de France vers Auschwitz et ses camps auxiliaires. Les historiens savaient, à travers des témoignages et récits après la guerre, que certains déportés juifs à Auschwitz avaient pu exceptionnellement écrire des cartes-lettres en allemand à des proches, par la voie officielle et postale du camp. Sous le radar de la censure SS, la vérité sur leur sort était édulcorée par deux ou trois phrases peu disertes : je suis en bonne santé, j’exerce mon métier.

Mais ce que ce fonds d’archive nous apprend particulièrement c’est une véritable opération orchestrée par les Allemands, appelée Brief-Aktion, dont l’un des rouages essentiels était l’UGIF, et en particulier son service n°36 à Paris rue de Téhéran (IXe arrondissement) d’abord, puis dans le VIIIe, rue Jean-Baptiste Pigalle. Il recevait les courriers, les enregistrait dans un fichier avec les noms des expéditeurs et des destinataires, dates de réception du courrier dans son service et dates des réponses, quand les destinataires pouvaient les récupérer, puis y répondre. Pour comprendre cette surprenante découverte et les motivations probables des bourreaux dans cette « entreprise épistolaire », rien ne vaut de lire un extrait de l’introduction de Karen Taïeb sur cette Aktion :

         « On se perd également en conjectures sur les finalités attendues de cette opération. Était-elle destinée à tranquilliser les pays d’Europe de l’Ouest et à maintenir le calme dans les camps de transit comme Drancy en entretenant des rumeurs rassurantes sur la destination finale des déportés ? C’est plausible. S’agissait-il d’une véritable action de propagande pour montrer au monde que les juifs déportés à l’Est n’étaient pas maltraités, ou bien, comme le pensaient les déportés eux-mêmes, était-ce un moyen sournois de débusquer les cachettes des juifs qui auraient échappé aux rafles ? A ce jour nous l’ignorons. Nos connaissances se basent essentiellement sur l’étude des courriers. »

         S’il m’est permit, prenons cet exemple, un parmi tant d’autres qui cache tant d’agonie : une carte-lettre écrite le 15 octobre 1943 par Jakob Wajsberg au « Arbeitslager » de Birkenau à Isak Blau, domicilié au 28 rue Blondelle, Paris XXe, est arrivée le 29 novembre 1943 au bureau de l’UGIF. Le destinataire n’a pu venir la récupérer ce qui explique la présence de cette Postkarte dans le fonds d’archives.

SHDAC AC 22 P 3078_0078 Archives Mémorial de la Shoah.
Dans le cadre de cette opération de correspondances des détenus juifs organisée par les SS, tout n’était que camouflage, dans le moindre détail : Birkenau, un Arbeitslager ? Dans l’administration des camps nazis, Birkenau fut officiellement un camp de prisonniers de guerre puis un camp de concentration (avec ses centres de mise à mort), mais jamais un camp de travail.
SHDAC AC 22 P 3078_0077 Archives Mémorial de la Shoah.
Traduction de Mélanie Laurent, professeur d’allemand et collègue au collège-lycée Saint-Joseph de Château-Thierry :
Très cher ami, Je t’envoie mes salutations les plus cordiales du camp de travail et transmets mes salutations à Lily et à toutes nos connaissances.
Jakob
Note de l’auteur : Jacob Wajsberg, monteur en chaussures vivant à Paris a été déporté dans le convoi n°2 du 5 juin 1942, immatriculé à Auschwitz avec le n°39099. Il survivra.

Et dans ces courriers révélés, il y a une fiche qui rouvre un de mes 40 dossiers (familles ou individus) posé sur mon bureau et sur lequel je travaille depuis dix ans : Jankiel Wajsfelner, arrêté à Soissons le 21 juillet 1942, déporté de Drancy avec sa femme, son fils aîné et huit autres de ses amis de la ville parce que juifs étrangers considérés comme apatrides et déportables lors de cet été meurtrier par gazage massif et immédiat ou par mort lente dans des travaux inhumains dans le cadre de la « solution finale de la question juive en Europe ».

         Dans le texte de Karen Taïeb, j’apprends que ces archives ont été numérisées et consultables en salle de lecture du Mémorial de la Shoah : cote AC 22 P… avec des entrées par noms en ordre alphabétique.

         Je reprends ma liste de tous ces noms de déportés sur lesquels je travaille depuis 2011 – sait-on jamais, toujours tout vérifier quand une « zone de prospection » mérite d’être sondée – et je la recoupe avec l’inventaire de ce fonds d’archives en veillant aussi à prendre en compte des orthographes patronymiques altérés. J’en relève huit à aller vérifier mais un nom en particulier, quand j’arrive après une bonne heure de consultation à la lettre W, me semble bien correspondre à l’un de mes dossiers : WAISFELNER J. cote AC 22 P 3078_0035 à _0225. Je réserve illico une place en salle de lecture au Mémorial de la Shoah pour le mardi 26 octobre 2021.

Capture d’écran de l’inventaire consultable sur le site du Mémorial de la Shoah, rubrique : « Archives et documents », puis « rechercher un document ».

Après 1h 30 de train et de métro entre la gare de Château-Thierry et la station Saint-Paul, je suis de nouveau gentiment accueilli par les documentalistes de la salle de lecture : « Bonjour monsieur Amélineau, vous serez seul ce matin, choisissez votre écran de consultation ». Face à l’archive numérisée qui s’ouvre à moi après quelques clics, c’est bien l’homme auquel je pensais : il s’agit de Jankiel (Jacques) Wajsfelner. Devant ce bordereau administratif, a priori insignifiant pour tout profane, mes réflexions s’encombrent alors de révélations et de son incontournable lot aux mille et une questions.  Poussez une porte sur une réponse et un labyrinthe de questionnements s’ouvre inévitablement à vous.

         Avant d’analyser cette archive, que sais-je de Jankiel Wajsfelner, en 2021, depuis qu’il s’est rendu avec son fils aîné Charles (18 ans) à la gendarmerie de Soissons ce 21 juillet 1942 au lendemain de l’arrestation de sa femme à leur domicile, 15 rue Saint-Quentin, et neuf autres de ses amis juifs de la ville par les gendarmes français sur injonction des plus hautes autorités policières allemandes ?

         Le 22 juillet, avec Charles, en arrivant au camp de Drancy, ils retrouvent sa femme Bella (42 ans). Une semaine après, tous les trois, ainsi que ses amis Robert-Simon Lewkowicz (45 ans), Abram Biegacz (46 ans), Gitla Biegacz (43 ans), Samuel Biegacz (20 ans), David Gochperg (53 ans) et la jeune Sylvia Liwer (21 ans), sont regroupés en partance vers « une destination inconnue », dans le convoi n°12. Dans les conditions effroyablement étouffantes de cet été, le transport arrive sur la Judenrampe entre Auschwitz et Birkenau le 31 juillet. C’est la sélection. 216 femmes sont envoyées directement à la chambre à gaz, les 514 autres sont désignées pour le « travail ». Il m’est encore aujourd’hui impossible, malgré mes recherches, de savoir la direction qu’ont prise Gitla, Belja et Sylvia. Seule certitude : elles ne sont jamais revenues de leur déportation.

Quant aux hommes, ils ont tous été sélectionnés pour aller travailler. Aucun n’a été gazé à l’arrivée dans les bunkers de Birkenau ou le Krematorium d’Auschwitz. Mes recherches m’avaient fait découvrir que Robert-Simon Lewkowicz avait été assassiné le 13 aout 1942 dans l’enceinte du camp Auschwitz I Stammlager. Quant aux autres amis de Soissons, je n’ai aucune trace du lieu et de la date où ils périrent car aucun ne revint. Mais pour Jankiel Wajsfelner, l’archive consultée ce 26 octobre 2021 apporte un indice sur son parcours dans l’enfer d’Auschwitz et de ses camps satellites.

Ouvrons et analysons donc cette trace archivistique  :

Archive numérisée du Mémorial de la Shoah, cote AC 22 P 3078_0049.
Il s’agit d’un formulaire d’enregistrement de deux courriers envoyés par WAISFELNER J., arrivées le 25 octobre 1943, destiné à M. OTCHAKOLSKY, domicilié au 20 rue Richebourg à Soissons. Ainsi que les deux dates correspondantes à ses réponses (6 décembre 1943 et 5 janvier 1944.

Cette fiche-type permettait au service 36 de l’UGIF d’enregistrer chaque courrier envoyé par des détenus de ces camps à son bureau ainsi que les réponses renvoyées. A charge pour lui de les faire suivre à leurs destinataires. A chaque courrier, il affectait des numéros.

L’expéditeur, WAISFELNER J. a envoyé deux cartes-lettres, les numéros 2697 et 2712. Malgré l’orthographe incorrect du patronyme, il ne fait aucun doute que c’était bien Jankiel Wajsfelner puisqu’il les adressa à un ami de Soissons : M. OTCHAKOLSKY. Son véritable nom était Noussen Otchakowski (63 ans lorsqu’il reçoit ces deux courriers). Il vivait bien au 20 rue Richebourg à Soissons avec sa femme Lisa (64 ans). Tous les deux juifs d’origine russe, vendaient casquettes et chapeaux sur les mêmes marchés du Soissonnais que les Wajsfelner (bas et chaussettes).  Il ne faut qu’à peine dix minutes à pied pour aller de la rue Saint-Quentin à la rue Richebourg. Rappelons aussi qu’il ne vivait à Soissons, au moment de l’occupation allemande, qu’une vingtaine de familles juives, et presque toutes se côtoyaient.

Lisa et Noussen Otchakowski, à Soissons. Date inconnue.
Collection particulière, Renée Habarov.

Ces deux courriers, probablement écrits à une date différente, sont arrivés à l’UGIF le 25.10.43, parmi un lot important, et remis à Noussen Otchakowski le 2 XI 43. Il n’est bien sûr pas étonnant que Jankiel envoya ces cartes à des amis pour éviter de mettre en danger son plus jeune fils Maurice (10 ans), sa sœur Chaja qui s’occupait de lui, et sa nièce Suzanne (7-8 ans) dans l’appartement du 15 rue Saint-Quentin. En ce mois de novembre 1943, le chapelier a dû se précipiter chez ses amis, apprendre au garçon que son papa était en vie, travaillait… Un fil d’espoir devait vibrer à nouveau dans l’appartement. Maurice n’avait plus eu des nouvelles de ses parents et de son grand frère depuis la carte que ce dernier avait envoyé du camp de Drancy le 28 juillet 1942 à leur voisine boulangère, madame Salvage.

 C’est aussi l’information en haut à droite de la fiche qui accapare toute mon attention. Au moment où il écrivit ces cartes, il se trouvait détenu dans le camp de Jawischowitz dans la Haus 6 (baraque). C’était un des sous-camps satellites du camp mère (Stammlager) d’Auschwitz I, à environ huit kilomètres au sud. Les prisonniers qui y étaient détenus travaillaient dans deux puits de la mine de charbon de Brzeszcze située dans les localités de Jawiszowice et de Brzeszcze. Les Allemands avaient expulsé les mineurs-ouvriers polonais en 1941. La Reichswerke Hermann Göring en devint propriétaire et s’accorda avec la WVHA [Office central SS pour l’économie et l’administration] pour recourir aux détenus-esclaves d’Auschwitz afin d’extraire le charbon.

         Ce camp de Jawischowitz (nom germanisé) a commencé à fonctionner le 15 août 1942 lorsque 150 juifs déportés de France arrivèrent du camp principal. Il est donc très probable que Jankiel, depuis son arrivée à Auschwitz le 31 juillet, fit partie de ce premier contingent. Ce jour-là, c’était la première fois dans l’histoire des camps de concentration nazis que l’on fit descendre sous terre des détenus. On compta dans ce camp auxiliaire jusqu’à 2500 détenus (juin 1944) surveillés par 70 SS.

         Avant même l’arrivée des premiers prisonniers, les baraquements existants étaient entourés d’une clôture grillagée et d’une double rangée de barbelés électrifiés. A l’extérieur de la clôture, des tours de garde ont été construites. Dans la première période du sous-camp, des baraques en bois abritaient les prisonniers, ainsi qu’un hôpital du camp. La baraque située près de la porte entrée principale du camp était utilisée comme Blockführerstube [poste de garde SS] et Schreibstube [bureau administratif]. Il y avait également des baraques pour les ateliers, une cuisine du camp, une buanderie, des latrines. À l’extérieur de la clôture se trouvait un bâtiment en briques qui abritait les bureaux de la direction du camp et les quartiers des gardes SS. Le camp a été agrandi en 1943 et 1944, lorsque de nombreuses nouvelles baraques de prisonniers ont été construites pour accueillir le nombre croissant de prisonniers.

Un ancien détenu de Jawischowitz de mai 44 à février 45, Andrija Kolin, juif de Croatie, témoigna : « Nous vivions dans des baraquements en bois, dans le froid, mais les conditions d’hygiène étaient moins pires qu’à Auschwitz ». Les bains obligatoires après être remonté des puits, ainsi que le changement de vêtement, ont permis d’éviter les poux et le typhus mais le dur labeur, l’épuisement, la faim due à des rations alimentaires insuffisantes, la brutalité permanente des gardes SS dans le camp ou au fond de la mine, à coups de poing, de pied, de crosse de fusil ou de matraques en caoutchouc provoquèrent un fort taux de mortalité. Les cadavres étaient transportés en camion et ramenés à Auschwitz pour y être brûlés dans les fours crématoires.

         Jankiel a-t-il péri dans l’enfer de cette mine ? Était-il encore en vie lorsque Noussen lisait ses mots à Soissons en novembre 1943 ? Il nous est impossible encore de la savoir. Ces cartes-lettres pouvaient mettre des mois à parvenir au bureau 36 de l’UGIF. Ce qui est sûr, c’est qu’il vivait encore fin 1942, début 43, dans ce camp auxiliaire d’Auschwitz, sur ces terres de misères et de souffrances polonaises qu’il avait quittées en 1930 avec sa famille pour venir vivre en France.

Quand avait-il écrit ces deux cartes de Jawischowitz ? Les dates y étaient indiquées mais, à ce jour, je ne peux savoir ce que les Otchakowski en ont fait puisqu’ils étaient venus les récupérer et y répondirent par deux fois : les 6 décembre 1943 et 5 janvier 1944.

La date de la seconde réponse de Noussen Otchakowski me fait trembler d’effroi : 5 janvier 1944 ! A-t-il écrit à Jankiel, que la veille, la police allemande accompagnée de gendarmes français, était venue arrêtée son fils Maurice et sa tante Chaja ? Ils furent assassinés tous les deux à leur arrivée à Auschwitz-Birkenau le 6 février 1944, Maurice n’avait pas encore 11 ans.

Aucun des Wajsfelner de Soissons n’a survécu à la déportation. Ce bout de papier, ce carton administratif ne fera jamais revenir Jankiel. Mais il nous donne une nouvelle trace de survie avant le néant.  Il identifie un lieu que ses pas, sous le poids des coups de ses bourreaux et des fardeaux de la mine, ont foulé et sur lequel des descendants de sa famille, peut-être un jour, pourront s’y recueillir avec son visage qui voulait tant sourire à la vie.


Jankiel Wajsfelner au début des années 1930.
 Collection particulière Suzanne Charak, Mémorial de la Shoah.

Sources :

Stéphane Amélineau, La Shoah en Soissonnais : journal de bord d’un itinéraire de Mémoire. Éditions Fondation pour la Mémoire de la Shoah/Le Manuscrit, 2021

Karen Taïeb, Je vous écris d’Auschwitz : les lettres retrouvées. Éditions Tallandier, 2021

Archives du SHD de Caen

Archives du Mémorial de la Shoah

Archives du Musée d’État d’Auschwitz, en particulier les travaux du Dr Strzeleck concernant le camp de Jawischowitz

Mes articles publiés concernant l’histoire de la famille Wajsfelner :

Le mystère de la petite rouquine

Charles Wajsfelner : une photographie sortie de l’oubli

20 juillet 1942 – 20 juillet 2017 : Il y a 75 ans à Soissons, dans l’Aisne, en Picardie…

Mes articles publiés évoquant Noussen et Lisa Otchakowski

Charles Létoffé (1896-1979) : pour la reconnaissance d’un Juste

A propos Stéphane Amélineau

Professeur documentaliste : Lycée ITG Val-de-Beauté à Joinville-le-Pont (94 - Val-de-Marne) de 1994 à 2001. Lycée Françoise Cabrini à Noisy-le-Grand (93 - Seine-Saint-Denis) de 2001 à 2007. Lycée de Saint-Rémy à Soissons (02- Aisne) de 2007 à 2018. Collège-Lycée Saint-Joseph à Château-Thierry (02 - Aisne) depuis 2018.
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3 commentaires pour Deux lettres d’Auschwitz arrivées à Soissons, le 2 novembre 1943 : (Brief-Aktion)

  1. VIVIANE dit :

    Merci Stéphane. Beau travail de mémoire que vous faites

    Amicalement

    Viviane

  2. VIVIANE dit :

    Stéphane,

    Pouvez-vous me donner la marche à suivre pour envoyer cet article sur Watsapp à partir de mon PC (J’ai téléchargé watsapp sur mon PC)

    Merci à Vous

    Viviane

  3. Aurore dit :

    Merci à vous de vouloir sortir de l’anonymat tout ces êtres disparus…

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