La musique, fidèle compagne de la solitude de l’écrivain mémorialiste

     La musique, fidèle compagne de la solitude de l’écrivain mémorialiste. Surtout quand cet apprenti écrivain-historien n’a jamais été raccroché dans sa propre histoire personnelle aux wagons des déportés de la Shoah.

Commémoration Bergen-Belsen Père-Lachaise 11 mai 2014 Photos Philippe Weyl (11)

Stéphane Amélineau au cimetière du Père Lachaise (Paris), commémoration du 70è anniversaire de la  déportation de 4 convois de Juifs de France du camp de Drancy vers Bergen-Belsen (Photo de Philippe Weyl, éd. FMS, 2014).

En relisant les épreuves de mon livre (ah ! les contraintes de l’éditeur…), je me demande encore aujourd’hui comment j’ai pu tenir pendant trois années à raconter l’histoire dramatique de dizaines de personnes fauchées par la Shoah sans le soutien discret mais présent de cette ambiance sonore qui recouvrait ces heures de bataille à mettre en mots l’écho de leurs souffrances. Les disques qui m’ont accompagné lors de cet itinéraire de Mémoire raconté me renvoient irrévocablement aujourd’hui à ce parcours. Ces musiciens ne sauront jamais ! Mais sacrebleu, qu’est-ce qu’ils m’ont aidé quand des velléités d’abandon rognaient ma volonté. Lorsque les nuits s’enchainèrent dans les heures silencieuses de l’écriture. Avant chaque levée du jour, je livrai bataille avec mon texte, les phalanges arcboutées sur les touches de mon clavier. Je biffai, je taillai, j’émondai mais toujours j’avançai grâce aux volutes musicales. Je m’étais astreint de plein gré au régime du fantassin de la Mémoire car nul ne commandait mes desseins à part la Générale Fatigue. Dans la pénombre de ces combats quotidiens, je voudrais remercier Dead Can Dance, Lisa Gerrard, Marillion, Dee Expus, Phideaux, Haken, Loreena McKennitt, Mozart et Arjen A. Lucassen.

Lisa Gerrard, Dead Can Dance « Sanvean »

Marillion « Neverland »

DeeExpus « Ptte »

Phideaux « Snowtorch part. 1 »

Haken « Visions »

Loreena McKennitt « Greensleeves »

Mozart « Lacrimosa » (orchestre symphonique de Vienne, dirigé par Karl Böhm).

Arjen Lucassen’s Guilt Machine « Season of denial »

A propos Stéphane Amélineau

Professeur documentaliste au lycée de Saint-Rémy à Soissons (02- Aisne), depuis 2007.
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