Discours – Journée du Souvenir des victimes de la barbarie nazie à Soissons

Invité par la municipalité à raconter l’histoire des 22 juifs déportés de Soissons entre 1942 et 1944 et des Justes de la ville lors de cette journée de commémoration, je retranscris ici l’intégralité de mon discours faisant la synthèse de mes quatre années de recherche sur cette page locale et noire de notre histoire :

Dimanche 26 avril 2015. Église Saint-Pierre à Soissons lors de mon discours relatant l'histoire des 22 juifs déportés de Soissons et des Justes parmi les nations.

Dimanche 26 avril 2015. Église Saint-Pierre à Soissons lors de mon discours relatant l’histoire des 22 juifs déportés de Soissons et des Justes parmi les nations.

Je voudrais raconter ici l’inéluctable sort des 22 juifs déportés de Soissons entre 1942 et 1944. Rappeler à notre mémoire les rouages infernaux de ce qui fut, mais aussi des grains de sable qui ont permis d’éviter l’intégrale extermination de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants de notre ville à qui on reprochait d’être né. Parce que Juif !

Je ne reviendrai pas sur les mesures qui, dès septembre 1940, ont lancé le processus irréversible de la mise au ban de cette frange de la population (définition, recensement, spoliation, privation de ressources, marquage par un signe distinctif). Ce processus a été perpétré par la volonté farouche des occupants nazis et la bienveillance du gouvernement de Vichy à se débarrasser des Juifs apatrides ou étrangers. L’irréparable était enclenché, des Juifs français allaient, eux aussi, rapidement, partir par mille, vers les camps de la mort. Il aura fallu qu’une conscience indignée d’une partie de la population française agisse dans la plus grande discrétion pour que les trois-quarts des Juifs se trouvant sur notre territoire national échappent aux chambres à gaz.
« La solution finale de la question juive » à l’échelle d’un continent est un processus, aussi démentiel fut-il, qui ne peut voiler l’implacable rationalité de ceux qui l’ont perpétré avec les leviers d’un pouvoir qu’ils détenaient. Oui, ne l’oublions pas, les commanditaires usèrent des outils modernes à des fins barbares : l’extermination systématique d’un peuple entier avec des modes opératoires administratifs et industriels. Les décisions prises par les hauts fonctionnaires nazis dans la banlieue de Berlin, à Wannsee, le 20 janvier 1942, n’avaient que pour seul objectif : l’application bureaucratique et logistique d’une annihilation déjà engagée dans l’est de l’Europe, puis, dans l’ensemble des territoires soumis au joug nazi. Parmi eux, coupée en deux, la France. Dans sa zone occupée, il y avait Soissons.

En 1939, à peine une centaine de juifs vivaient ici. Une poignée était française depuis plusieurs générations. La grande majorité, exerçant les métiers de tailleurs ou commerçants dans les produits textiles, était arrivée dans les années 20 et 30. Ils venaient essentiellement de Pologne, mais aussi de Russie, de Roumanie, de Turquie, d’Autriche, d’Allemagne. Ils avaient fui, pour des raisons politiques, économiques ou sociales, les vicissitudes souvent violentes de leur pays d’origine. Arrivés dans le pays des Droits de l’homme et des Lumières, ils s’assimilèrent et s’intégrèrent sans difficultés, ne relevant aucune démonstration d’antisémitisme. Ils avaient tellement confiance en ce pays qui leur avait donné une seconde chance et qui vit naître et grandir leurs enfants. Lorsque l’orage, ailé de l’aigle nazi, commença à gronder à la fin des années 30, ils n’hésitèrent pas à défendre la France. Tous ces hommes juifs vivant à Soissons, en âge de sa battre, s’engagèrent dans les contingents Polonais de Coëtquidan ou dans les Régiments de Marches Volontaires Étrangers à Barcarès (sud de la France). Après la débâcle de l’été 40, seuls ceux qui restèrent prisonniers de guerre jusqu’en 1945, échappèrent au génocide. Pour leurs parents, pour leurs femmes, pour leurs enfants, leurs noms ne pouvaient que finir sur les terribles listes des convois vers les camps.

Pour comprendre les événements de la première rafle des Juifs à Soissons pendant l’été 1942, il faut la replacer dans le contexte de la politique nationale de collaboration de l’époque. Elle était la conséquence de ce terrible accord entre Carl Oberg (représentant de la SS en France chargé de la déportation, envoyé par Himmler et Heydrich) et René Bousquet, secrétaire générale de la Police française pour la zone occupée et la zone libre, sous l’autorité de Pierre Laval, chef du gouvernement Pétain. Cet accord du 2 juillet 1942 stipulait la prise en charge des arrestations des Juifs étrangers ou apatrides par la police ou la gendarmerie française. Ces rafles, sur l’ensemble du territoire, devaient débuter à partir du 13 juillet. A Paris, elles commencèrent les 16 et 17 juillet, l’histoire retiendra le nom de « Rafle du Vel d’hiv.».
Pour l’Aisne, le SD (Service de Sécurité Allemand) transmit le 16 juillet au préfet, qui relaya aux sous-préfets, puis à la gendarmerie, les instructions à suivre pour arrêter les Juifs. Les forces d’interpellations devaient arrêter des juifs apatrides ou étrangers, âgés de 18 à 60 ans. Les enfants devaient être confiés, soit à un bureau de l’UGIF (il n’y en avait pas à Soissons), soit à d’autres personnes juives, non mentionnées sur les listes d’arrestation.
A Soissons, les gendarmes reçurent, probablement le 17 ou 18 juillet, une liste de 16 noms à arrêter, répartis sur 8 adresses. La rafle se déroula dans la nuit du dimanche 19 et du lundi 20 juillet 1942. L’aube, pour ceux arrêtés, n’avait que la promesse d’un avenir incertain, une ignorance trouée par la peur. Ils se raccrochaient à ce fragile espoir qu’on les emmenait travailler en Allemagne.
En ce tragique lundi matin, sur les 16 noms inscrits, les gendarmes avaient mis la main sur 11 d’entre eux :
Isia BICH (44 ans) et sa femme Sophie (38 ans) : 31, rue Molière. Ils purent confier à des amis non-juifs de Paris leurs 2 enfants, Victor (16 ans) et Viviane (1 an) qui les cachèrent jusqu’à la Libération de la capitale.

Abraham BIEGACZ (46 ans) et sa femme Gitla (43 ans) 20, rue Richebourg. Leur fils aîné, Samuel (20 ans) était déjà aux mains des Allemands à Laon. Leur second fils, Bernard, 16 ans, se cacha avec d’autres membres de sa famille jusqu’à la fin de la guerre.

Germaine EHRENKRANZ (38 ans), arrêtée avec sa jeune sœur, Sylvia LIWER (21 ans), au 7, rue des Cordeliers. Un de leurs frères, Robert LIWER (30 ans), vivait au 38, avenue de Voltaire, tenta de se défendre. Il fut menotté.

David GOCHPERG (52 ans), habitait au 41, avenue de Coucy. Sa femme, juive française, et leurs deux enfants en bas âges, furent épargnés pour un temps.

Au 27, rue du Château d’Albâtre, Robert LEWKOWICZ (44 ans) et son épouse Rose (37 ans), arrêtés aussi. Leurs 5 plus jeunes enfants (Huguette, Nathan, Micheline, Clairette et Claudine) furent confiés à leur gendre, Jacques Bouldoire, non-juif, marié à l’aînée, Germaine, depuis 1941. Ils survivront à l’occupation.

Bella WAJSFELNER, (41 ans), fut interpellée à son domicile au 15, rue de Saint-Quentin. Elle était présente là, avec le plus jeune de ses deux garçons, Maurice, alors âgée de 9 ans. Il fut confié à une de ses tantes, Mme GOLDSTZJAN, non inscrite sur les listes des Juifs à arrêter sur Soissons ce jour-là. Monsieur Jankiel WAJSFELNER s’était enfui à l’arrivée des gendarmes, pensant probablement que l’on venait arrêter uniquement les hommes, comme lors des rafles parisiennes en 1941. Le fils aîné, Charles, 18 ans, ne se trouvait pas chez ses parents cette nuit-là.

Ces 11 juifs raflés les 19-20 juillet 1942 furent regroupés dans les locaux de la gendarmerie, rue des Francs Boisiers. Chose incroyable, Robert LIWER, toujours menotté, arriva à s’échapper de la gendarmerie en sautant par la fenêtre étroite des toilettes du 1er étage. Il survivra à la guerre en se rendant dans la région de Lyon et vivre bien d’autres péripéties que la fiction ne peut à peine concevoir.
Le 20 juillet, dans l’après-midi, les 10 juifs restants aux mains de la gendarmerie sont convoyés vers Laon et rassemblés avec 55 autres juifs pris dans l’ensemble de la Picardie. Le lendemain, mardi 21 juillet 1942, après une distribution de vivres, les israélites ont été embarqués dans deux wagons spéciaux et dirigés à 11h15 sur Drancy, sous escorte de la Gendarmerie française.
Pendant que ces innocents roulèrent vers le département de la Seine, monsieur WAJSFELNER, et son fils Charles, se rendirent à la gendarmerie, meurtris par l’arrestation de l’épouse et de la maman, la veille. Ils sont envoyés directement à Drancy.

Dans le camp de la cité de la Muette, 10 des 12 juifs de Soissons furent déportés entre fin juillet et fin septembre 42. Monsieur et madame BICH, pour qui les autorités allemandes eurent un doute sur leur judéité, finiront par être déportés deux ans plus tard, en juin 1944. La déportation tardive de ce couple augmenta leur chance de survivre à Auschwitz. Tous les autres ne revinrent pas.

David VINER, 43 ans, juif d’origine étrangère, vécut à Soissons, au 80 avenue de Reims, jusqu’à l’arrivée des Allemands. Il fut arrêté en Charente-Maritime, transféré à Drancy et déporté à Auschwitz le 17 juillet 1943.

Ida HERSLIKOWITZ ne fut pas, elle aussi, arrêtée à Soissons. Mais elle y était venue vivre dans les années 30. Ida était veuve, sans enfants. Elle logeait au 4, place Mantoue. Juive allemande, née à Leipzig en 1895. Madame HERSLIKOWITZ était, en 1939, apatride aux yeux de l’État hitlérien, ressortissante du Reich aux yeux du dernier gouvernement de la IIIe république française. Comme beaucoup de ces concitoyens juifs ou antinazis allemands, ils furent internés dès 1940 et regroupés pour la plupart dans le camp du Gurs (Pyrénées-Atlantiques). Le Maréchal Pétain et son gouvernement n’hésitèrent pas à les livrer aux SS. En 1943, à 48 ans, souffrante, Ida HERSZLIKOWITZ est transférée dans un hôpital de Perpignan, spécialement réquisitionné pour les malades du camp. Et c’est de là, le 18 novembre, avec 20 autres malheureux, qu’elle fut raflée par la police allemande, envoyée à Drancy où elle arriva le 24. Elle fut sélectionnée deux semaines après pour être déportée dans le convoi n°64 vers Auschwitz-Birkenau, un aller sans retour.

Début janvier 1944, deuxième rafle qui saigna l’histoire des Juifs de Soissons. Depuis plusieurs mois, la volonté exterminatrice des nazis n’épargne plus aucun juif se trouvant sur le territoire français. Enfant ou vieillard, femme ou homme, les nazis et leurs soutiens s’obstinèrent à remplir les trains en partance vers cet Est dont personne ne revenait.

C’était au milieu d’un jour glacial, le mardi 4 janvier 1944. Les Allemands, embarquèrent 7 juifs de la ville. Le couple, Paul et Fernande CAHEN, âgés de 62 et 55 ans, nés en France, propriétaires du magasin de confection de vêtements la Fabrique de Reims, rue du Collège.
Au 41, avenue de Coucy, on alla chercher madame GOCHPERG et ses deux enfants, Albert (8 ans) et Nelly (3 ans), vivant dans une grande précarité depuis l’arrestation du père lors la rafle de l’été 42.
On frappa aussi à la porte du 15, rue de Saint-Quentin. S’y trouvaient encore le jeune Maurice WAJSFELNER (10 ans) et sa tante, madame GOLDSTZJAN.
Ces 7 innocents restèrent deux semaines dans la prison de Soissons (l’actuel commissariat de police) avant d’être transférés le 20 janvier 1944 à Drancy.
Le 3 février 1944, ils furent tous embarqués dans le convoi n°67. Trois jours plus tard, en arrivant sur la Judenrampe de sélection à Auschwitz-Birkenau, ils ont tous été emmenés vers la chambre à gaz.

Voici, ainsi brièvement évoqué, le destin de 22 juifs innocents de Soissons déportés vers les centres de mise à mort. Si cette mort eut tant et tant de visages sous la voute d’un ciel enfumé par les cheminées des crématoires de Haute-Silésie, des mains tendues ont pu extirper des enfants ou des familles entières de cette Nuit et de ce Brouillard. En France, comme à Soissons, presque les ¾ des juifs ont pu être sauvés, souvent par des français désintéressés à qui la cour suprême de l’État d’Israël, depuis 1963, attribue le titre de « Juste parmi les Nations». C’est la plus haute distinction civile décernée à des non-juifs.
A ce jour, 9¹ habitants de Soissons ont été reconnus comme «Juste parmi les Nations»:

Le 9 octobre 1942, les nazis et leurs soutiens tentèrent dans notre ville d’arrêter les Juifs étrangers qui avaient échappé à la rafle de l’été. Les autorités ne purent en arrêter aucun. Les victimes prirent conscience du danger et purent s’enfuir et se cacher grâce à la solidarité de français de bonne volonté. Comme par exemple, cette chaine d’entraide qui sauva ce docteur d’origine roumaine, Gabriel FRIED. Citons ici le dévouement exemplaire d’une assistante sociale, Jeanne Jauquet qui procura de faux-papiers au médecin juif.
Eugène Bouchard et sa femme Marguerite, Henri Cholet et sa femme Jeanne, reconnus comme Justes, pour avoir sauvé Marie-Claude Cahen, jeune fille de 14 ans, quand le 4 janvier 1944 les Allemands, aidés de gendarmes français, embarquèrent ses parents vers la maison d’arrêt de Soissons, puis Drancy, puis Auschwitz, puis, plus rien.
Lisette EHRENKRANZ, alors âgée de 6 ans, avec son frère Daniel (8 ans), ont été cachés à la lisière de la ville, au 130 avenue Compiègne, par Giovanna Biaison, Robert Laplace et sa femme Annunciata.
Jacques Bouldoire, était enfin reconnu le 26 octobre dernier comme le 9è Juste parmi les nations de Soissons. On célébra son courage pour le sauvetage des enfants juifs de sa belle-famille, les Lewkowicz, entre 1942 et 1944.

Fils, filles, petite fille de déportés juifs Lewkowicz de Soissons, et moi-même autour de la stèle des Justes parmi les nations de Soissons qui sera scellé dans l’Hôtel de ville. Nous y retrouvons le nom de Jacques Bouldoire, sauveur des 6 enfants Lewkowicz entre 1942 et 1944.

Fils, filles, petite fille de déportés juifs Lewkowicz de Soissons, et moi-même autour de la stèle des Justes parmi les nations de Soissons qui sera scellée dans l’Hôtel de ville. Nous y retrouvons, entre autres, le nom de Jacques Bouldoire, sauveur des 6 enfants Lewkowicz entre 1942 et 1944.

Un 10ème et 11ème noms méritent d’être gravés sur le marbre de notre Mémoire et dans les allées du Mont du Souvenir :
C’est d’abord Marguerite Noémie, nourrice des cinq jeunes enfants de la famille Knoll, juifs d’origine polonaise et primeurs à Soissons. Elle n’hésita pas une seconde à accompagner madame Hélène Knoll dans sa fuite pour se cacher dans un magasin désaffecté de 20 m² en banlieue parisienne à Boulogne-Billancourt. Pendant deux ans, Marguerite Noémie s’évertua à soulager la traque d’une mère courage et de ses petits, âgés de 6 mois à 6 ans.
Et puis il y avait cet agent de police de Soissons : Charles Létoffé.
Le 3 juillet 1942, il prévint le marchand juif de fruits et légumes, Charles Knoll, le mari d’Hélène, d’une arrestation imminente. Il réussit à s’échapper quelques heures avant son interpellation.
Lors de la rafle du 19-20 juillet, l’agent Létoffé cacha pendant 8 jours dans son pavillon, rue du Paradis, monsieur et madame GLAS, juifs polonais. Il les dirigea ensuite clandestinement vers la zone libre, grâce à son réseau de résistance. Ils survivront.
Lui encore, en août 1944, quelques jours avant la Libération, il se démena pour garder le contact et transmettre des messages de monsieur et madame Otchakowsky, vivant au 11, rue Richebourg, internés alors à Drancy. Dans leur débâcle, les nazis n’avaient plus de train pour déporter les juifs encore présents dans le camp. Ce couple âgé de plus de 60 ans survivra.

Micheline, Nathan, Clairette Lewkowicz et moi-même devant le panneau que la mairie a réalisé avec les visages des déportés (ou fiches d'internement pour ceux où je n'ai pu retrouver de portraits pendant mes recherches jusqu'à aujourd'hui).

Micheline, Nathan, Clairette Lewkowicz et moi-même devant le panneau que la mairie a réalisé avec les visages des déportés (ou fiches d’internement pour ceux où je n’ai pu retrouver de portraits pendant mes recherches jusqu’à aujourd’hui).

Dans les rouages complexes de l’administration, des décideurs aux subalternes, l’exécution des lois et des décrets inspirés par les nazis révélèrent des fonctionnaires pas forcément zélés mais d’une efficacité redoutable, prêts à arrêter les bouc-émissaires désignés d’un monde en guerre. A Soissons comme ailleurs, il y avait une grande majorité d’individus repliée sur elle, luttant contre les carences d’un pays occupé mais dont certains n’hésitèrent pas une seconde à aider, cacher et sauver des Juifs, quand d’autres profitèrent sans scrupules de leurs biens spoliés ou, pire, les dénoncèrent.
Oui, cette histoire locale fut partout la même. Ces familles subirent la tragédie de centaines de milliers d’autres, du Finistère aux rives de la Volga, de la Norvège à Salonique. Entre naufragés et rescapés juifs de Soissons, entre Justes reconnus ou anonymes, il est de notre devoir de nous souvenir car le futur appartient à celui qui a la plus longue mémoire.

Pour finir, je voudrais remercier chaleureusement mes élèves, pour la plupart présent aujourd’hui, et qui depuis 2008, se sont engagés volontairement, tous les deux ans, à suivre les parcours de tous ces destins broyés par les déflagrations de l’Histoire entre Soissons et Auschwitz. 70 ans après ce crime contre l’humanité, ces femmes et ces hommes en devenir se savent porteur d’un message de fraternité pour les générations futures.

¹ Je voudrais ajouter,a posteriori de ce discours, deux noms déclarés Justes parmi les nations en 2011 : Henri Jault et Marie-Louise Grandjean. Bien que vivant en 1942, rue des Pyrénées à Paris, c’est dans leur appartement qu’ils sauvèrent et cachèrent la fille juive de de leur voisine, Suzanne GUELTZER. Pour plus de sécurité, Henri Jault, originaire de Soissons, et son épouse l’emmenèrent dans la ville du Vase où ils avaient une maison familiale. Pour plus d’informations sur le courage de ce couple, voire le dossier n°11838 du Yad Vashem :

http://www.yadvashem-france.org/les-justes-parmi-les-nations/les-justes-de-france/dossier-11838/

A propos Stéphane Amélineau

Professeur documentaliste au lycée de Saint-Rémy à Soissons (02- Aisne), depuis 2007.
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Un commentaire pour Discours – Journée du Souvenir des victimes de la barbarie nazie à Soissons

  1. halimi dit :

    Merci pour ce travail et cette volonté de ne rien lâcher …dignité et courage intellectuel.
    Gilles Halimi
    Professeur et Proviseur ,Délégué deTutelle

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